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HÉRITAGES & HORIZONS : LES INDUSTRIES CULTURELLES ET CRÉATIVES, POUMONS DU TERRITOIRE


En 2013, le Louvre s’installe à Lens et c’est toute une agglomération qui fait le pari d’entreprendre dans la culture avec le musée du Louvre-Lens et avec l’ensemble des entreprises, des institutions, des associations, des artistes, des designers, des créateur·trice·s et des habitant·e·s : Louvre-Lens Vallée est né

MANIFESTE

Un territoire qui allie l’entrepreneuriat à la culture, au sein d’un modèle économique renouvelé et innovant, est un pôle d’attraction. Il saisit les opportunités et relève les défis locaux, régionaux et internationaux. C’est un territoire qui met en place ses idées et ses projets, et qui dessine, par ses actions, la trajectoire de son futur. Ce territoire est un lieu créatif, connecté, ouvert à des opportunités inédites et soucieux de son impact sur demain. Son objectif est d’atteindre une économie audacieuse, fondée sur des valeurs collectives et sociales par et pour ses habitants, tout en plaçant le design au cœur de sa transition. Porté par ces ambitions, ce territoire devient le laboratoire d’une émergence durable où l’héritage commun devient une opportunité pour chacun.  

Incubateur et accélérateur d’entreprises, Louvre-Lens Vallée est un tiers-lieu culturel d’intelligence collective et une pépinière d’entreprises dynamique. Il déploie une programmation d’évènements multiples : Culturathon, Hackathons, Conversations, ou encore Classes de maîtres. C’est également un espace de fabrication et de prototypage, notamment au sein de son MuséoLab. En outre, Louvre-Lens Vallée est une fabrique de possibilités créatives et un outil culturel et économique. Lieu-label unique, il offre la possibilité à toutes et à tous d’exprimer leur singularité et de partager leurs points communs. Sous l’égide de la convivialité et du partage, le principal objectif est de répondre à une question fondamentale : celle de la création et de l’élaboration de l’entreprise adéquate à toute création d’œuvre.

Les Industries Culturelles et Créatives (ICC) constituent un terreau important pour la création d’emplois nouveaux, renouvelés par une croissance constante et remarquable.Elles regroupent des savoir-faire français et européens d’exception, reconnus dans le monde entier, qui s’imbriquent à l’ensemble des leviers économiques pour transformer la société. En passant par l’architecture, les arts de vivre, les arts visuels, les livres, les jeux-vidéos, la mode, le luxe, le patrimoine et le tourisme, les Industries Culturelles et Créatives associent les enjeux de transformation sociale avec ceux de la préservation et du respect de notre planète.  À l’échelle européenne, les Industries Culturelles et Créatives ont généré 643 milliards d’euros de revenus en 2019, soit 4,4 % du PIB de l’Union européenne. À l’échelle nationale, elles ont réalisé plus de 91,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, ce qui représente 2,3 % du PIB. À l’échelle de la Région Hauts-de-France, cela représente plus de 30 000 emplois et de 1 000 entreprises recensés en 2023, faisant de cette région la deuxième en France pour les Industries Culturelles et Créatives. À l’échelle locale, ce sont près de 130 entreprises, accompagnées par Louvre-Lens Vallée et plus de 150 partenaires-éclaireurs engagés, qui ont levé près de 10 millions d’euros de fonds, et qui ont permis de générer pas moins de 250 créations ainsi que de nombreuses opportunités d’emploi.  

Louvre-Lens Vallée est une plateforme vivante à taille humaine, qui prône l’hospitalité afin de proposer aux entreprises les meilleures conditions pour mener à bien leurs projets et approfondir leur développement. Des rencontres entre les acteurs de la culture avec des secteurs d’activité différents permettent de faire rayonner les initiatives au-delà des frontières. En réfléchissant ensemble autour d’une problématique ou d’une thématique culturelle et professionnelle, Louvre Lens Vallée s’engage à accompagner et à soutenir les solutions proposées.

Louvre Lens Vallée est la fabrique des possibles, au sein du bassin minier, qui participe à la transformation numérique du territoire et au déploiement responsable des technologies, au service de l’environnement et de la diversité. L’objectif est de proposer à toutes et à tous une opportunité d’apprendre et de créer, avec des outils numériques avancés, tout en partageant leurs propres connaissances.

Toute l’année, au Louvre Lens Vallée, notre équipe est à l’écoute des acteurs culturels et locaux et accompagne leurs idées tout en répondant aux besoins précis des entrepreneur.se.s mûs.es par une volonté d’innovation et le souhait d’élargir leurs horizons dans la création.

Rejoignez-nous, rejoignez la grande famille de Louvre-Lens Vallée, où la culture trace la voie d’un territoire en mouvement !

Margherita Balzerani
Directrice de Louvre-Lens Vallée

Les Louvre

Le CCL : un pôle d’excellence pour la conservation et la restauration des collections nationales

Louvre-Lens Vallée, le musée du Louvre-Lens et le Centre de conservation du Louvre, constituent, chacun dans leur domaine, des lieux d’excellence. Ensemble, ils composent un pôle d’innovation dans le domaine de la muséologie, de la Culture et du Patrimoine. Leur extrême proximité facilite le développement de projets communs, les collaborations et les expérimentations.

Dans le prolongement de l’ouverture du Louvre-Lens, le Musée du Louvre a fait le choix d’implanter ses réserves au cœur des Hauts-de-France, à Liévin. Le CCL (Centre de conservation du Louvre), ouvre ses portes en 2019, avec pour mission principale de conserver dans les meilleures conditions de climat et de sécurité, les collections dont le musée du Louvre a la responsabilité. Doté de 8500 m² de réserves mais aussi de 1700 m² d’ateliers de restauration, d’un espace de logistique et de salles de recherche, le CCL est dédié à l’étude, à la restauration, à la mise en valeur des collections et à leur préparation aux expositions. Près de 3000 œuvres ont été restaurées au CCL en l’espace de 5 ans, tandis que plus de 245 000 objets ont élu domicile dans ses réserves. 

Véritable laboratoire du Louvre pour le développement de sa stratégie de conservation durable, le CCL s’associe avec des laboratoires de recherche et en particulier le C2RMF pour tester des protocoles ou des produits visant à réduire l’impact environnemental de la conservation et de la restauration. Enfin, le CCL a également pour mission de développer des formations dans le domaine de la culture et du patrimoine, pour des professionnels ou des futurs professionnels. 

Le CCL sait pouvoir s’appuyer sur les outils, l’expertise et le réseau de Louvre-Lens Vallée, pour ses actions de diffusion et de formation, comme pour le développement d’une formation sur le numérique appliqué au patrimoine ou la création, au sein du Muséolab, d’une matériauthèque de biomatériaux de conditionnement. Louvre-Lens Vallée est par ailleurs, à travers sa programmation de conversations, son Culturathon et son Conseil d’Administration, un espace de rencontres privilégiées d’entrepreneurs, associations, partenaires d’un territoire en mouvement. Pour le CCL, l’intégration à la vie de Louvre-Lens Vallée est aussi l’un des leviers pour la réussite de l’implantation territoriale de cette structure nationale. En échange, le CCL ouvre ses portes aux porteurs de projet invités par Louvre-Lens Vallée, afin de partager sur les pratiques métiers et les enjeux d’avenir de la conservation et de la protection du Patrimoine. 

PATRIMOINE

Fiers d’être inscrits au Patrimoine
Mondial de l’UNESCO !

Depuis 2012, le Bassin minier du Nord–Pas-de-Calais bénéficie d’une reconnaissance internationale exceptionnelle : il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette distinction hisse le Bassin minier au rang de lieu emblématique tout autant que les Pyramides d’Égypte, la Grande Muraille de Chine ou encore la célèbre Chaussée des Géants d’Irlande du Nord.

En France, seuls 53 sites ont ce privilège, parmi lesquels la cité médiévale de Carcassonne, le majestueux Palais de Versailles ou les paysages volcaniques de La Réunion.

Le Bassin minier a été reconnu comme un « paysage culturel évolutif vivant », façonné au fil du temps par l’interaction entre l’homme et son environnement. À l’instar de la baie de Rio de Janeiro, des rizières en terrasse des Hani de Honghe ou encore du jardin persan, il incarne une mémoire vivante, témoin d’une histoire industrielle et humaine forte.

Le Bassin minier habité par 1,2 millions de personnes poursuit sa mutation. Si l’inscription au Patrimoine mondial entraîne des exigences de préservation du patrimoine, elle ne le fige pas pour autant. Excepté les chevalements, véritables totems pour lesquels il est difficile de trouver un nouvel usage, l’héritage industriel du Bassin minier n’a pas vocation à être sanctuarisé. Il est au contraire amené à se réinventer. Anciens lieux de production charbonnière, les grand sites miniers suivent tous une logique de reconversion post-industrielle. Les cités minières se rénovent et leurs cadres de vie deviennent attractifs. Les éléments paysagers issus de la mine sont préservés et revêtent de nouvelles fonctions : les cavaliers se transforment en voies vertes ou en corridors écologiques, les terrils en lieux de pratique sportive ou de refuge pour la faune et la flore, les étangs en base de loisirs. En cela, l’inscription au Patrimoine mondial ne s’oppose pas au progrès. Elle est venue au contraire couronner une action d’aménagement entreprise sur le territoire depuis le début des années 2000. Avec un devoir de qualité et d’exigence supplémentaire.

Mission Bassin minier