Robot : La Tate Gallery teste un programme virtuel pour prolonger ses horaires d’ouverture

26 août 2014

La Tate Gallery, un des plus célèbres musées anglais, a développé un nouveau programme pour prolonger ses horaires d’ouverture : Afterdark. Un moyen qui permet à tous de découvrir la collection via un robot qui se déplace dans la galerie quand le musée est fermé. Qui a dit que l’innovation et l’art ne faisait pas bon ménage ?

> RENDRE PLUS ACCESSIBLE LES MUSEES ET LES GALERIES D’ART

C’est certainement une bonne chose, mais les places sont souvent trop chères (peu accessibles pour certains budgets), et les situations géographiques parfois complexes. A cela s’ajoute l’expérience du visiteur qui peut s’avérer peu satisfaisante et décevante pour bon nombre de visiteurs. Alors que Google a déjà lancé son Street View Art Project pour numériser ces endroits et permettre aux visiteurs de les visiter depuis chez eux, la Tate Gallery vient d’annoncer avoir lancé quelque chose de similaire pour permettre à tous d’avoir accès à sa collection, mais cette fois depuis les « yeux » d’un robot.

> VISITER LE MUSEE LA NUIT

afterdarktheworkersCréée en collaboration avec le studio The Workers, cette initiative a duré 5 nuits entre le 13 et le 17 août 2014. Pendant cette durée, la Tate, qui était fermée au public à partir de 18 heures, a mis en marche 4 robots fonctionnant avec des caméras et une lampe frontale, pour permettre aux visiteurs virtuels de découvrir le musée.
Entre 22 heures et 3 heures du matin, les internautes ont pu prendre le contrôle des machines et explorer la galerie par eux mêmes. Les robots sont capables de se déplacer dans n’importe quelles directions et de regarder de haut en bas, tandis que ce qu’ils filmaient était visible sur internet par tous. Une expérience qui avait quand même quelques limites: le robot ayant été doté d’une technologie qui lui permettait de ne pas heurter des objets, celui-ci ne pouvait pas forcément s’approcher trop près des œuvres.

Toutefois, ce projet a permis aux utilisateurs de visiter la galerie gratuitement et sans quitter la maison, tout en offrant une manière intrigante et unique de découvrir la collection. Outre un nouveau pont entre réalité et virtuel, qui pose évidemment de nombreuses questions, serai-ce un nouveau moyen d’insuffler une nouvelle dynamique pour certains lieux culturels parfois désertés?

Source : http://www.maddyness.com/

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